Poésie Résistante - Acte 1 - Manifeste de Damien Saez

4 novembre 2016

Vous pouvez télécharger deux nouvelles chansons de Damien Saez ou les écouter en streaming gratuitement sur le site www.culturecontreculture.fr/

Les enfants Paradis, Tous les gamins du monde

Ou les écouter ici :

Les enfants paradis aborde l’attentat du Bataclan: https://player.vimeo.com/video/190226563/
Tous les gamins du monde parle de Charlie Hebdo, avec des mots puissants : https://player.vimeo.com/video/190224685/ ,

Des textes forts, à écouter et ré-écouter, merci Damien Saez pour ces textes…J’apporterais plus de nouvelles une fois que j’aurais digérer ces mots…

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damien Saez les enfants paradis Bataclan

Paroles : Les enfants Paradis
Ils étaient des sourires ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau

Ils étaient du café ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers ils étaient sans drapeau
Ils étaient de Paris ils étaient de Province
Ils étaient cœur de pluie qui font mon cœur qui grince
Ils étaient plein de vie avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœur qui rit quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’orient ou fils de l’occident
Enfants du paradis enfants du Bataclan

Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure dessous le châle
Ils étaient des promesses ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse ils étaient des chansons
Ils étaient des familles ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L’un contre l’autre à deux contre la tyrannie
Ils étaient comme toi ils étaient comme moi
Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d’amour ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tien je crois
Ils resteront paris
Paris se souviendra
Toujours de ces amis la lumière brillera

Ils s’appelaient je t’aime ils s’appelaient jeunesse
Ils s’appelaient poème ils s’appelaient tendresse
Ils s’appelaient frangines ils s’appelaient frangins
Ils s’appelaient gamines ils s’appelaient gamins
Ils s’appelaient la joie et puis la non-violence
Ils s’appelaient je crois les enfants de la France
De tous les horizons puis de tous les prénoms
Ils s’appelaient amour s’appelaient l’horizon

Ils s’appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s’appelaient le ciel s’appelaient pourquoi
Toujours ici sommeille l’horreur au creux du bois
Qui rejoint l’éternel va l’innocent je crois
Ils étaient poings levés ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœurs d’œillets des fleurs face aux fusils

A nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis
A l’innocent qu’on tue oui tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l’horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes les cantiques du chagrin
Puisque frappe à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir en ce vendredi noir
Les frères de mon pays nous laissant désespoir
Mon pays ta culture est morte assassinée
Mais tu sais ma culture non ne mourra jamais
Toi mon pays Molière toi mon pays Vinci
Toi mon pays Voltaire toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre toi mon pays Paris
Toi mon pays par terre relève toi mon pays
Toi mon pays lumière toi mon pays la vie
Mon pays Littéraire mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère on chérit sa patrie

Les enfants paradis damien Saez manifeste

damien Saez tous les gamins du monde Charlie Hebdo
Paroles Tous les gamins du monde
Tous les gamins du monde charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage O liberté !
Nos crayons comme un poing levé contre les balles
Pour montrer à l’obscurité qui tient la flamme
Ressere les rangs puis taille la mine à ton crayon
Dis petit prince redessine moi l’horizon
Des libertés qui font la vie de nos bistrots
Des sourires que nous tirent tous nos potes aux pinceaux

Tous les gamins du monde charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage O liberté !
Ici oui mon ami que c’est pas l’ignorance
Jamais qui sera le drapeau de notre France

A l’encre du crayon à l’encre de ma plume
A l’encre de nos yeux au combat sous l’enclume
Menacés mais libres toujours et contre tout
Que rien jamais de mettra ma France à genoux

Tous les gamins du monde charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage O liberté !
A ceux qui plieront jamais sous la tyrannie
Que nous sommes tous les enfants du même pays

Ce n’est pas mon pays ce soir qu’on assassine
C’est l’histoire de l’Homme c’est Pierrot c’est Colombine
C’est Michel-Ange puis c’est Lascaux puis c’est Paris
C’est la lumière n’en déplaise à la tyrannie
C’est un peu de nous qui est parti avec nos frères
Et si vient l’obscur nous avons la lumière
Puis il n’est rien de plus fort que le don de soi
Que la main tendue vers celui qui vous combat
Je suis la France puis nous sommes les enfants du libre
Ici ça fait longtemps qu’on brûle plus les livres
Des violences enfants de nos sociétés malades
De nos arts pris sous les terreurs des fusillades

A Cabu à Tignous à Charb à Wolinski
A tous les autres et puis aux fils de mon pays
A nos enfants misère qui savent même plus lire
Il est temps mon pays oui de redevenir

Allez la Terre allez la France allez mes Frères
De tous les horizons de toutes les frontières
Que jamais ne plient nos genoux devant la haine
Puisque toujours la force se nourrit de la peine
Ton pays chante ton prénom pour que là haut
Pour que Cabu boive un canon avec Mano
Si nous chantons puis si nous chanterons encore
La liberté aux mémoires de nos amis morts

Autant que dessineront tous les gamins du monde
Ton nom sur les arbres et puis parfois des Jocondes
Aux pinceaux qui font les Vinci les Wolinski
Puis tous nos frères qui font les cultures des pays

Ami c’est pas fini ami il reste à boire
Dans nos sanglots qui viennent faire pleurer nos buvards
Retourner à la mine à la mine du crayon
Contre leurs champs de mine en tous genres, mort aux cons

C’est pas la prière des bons dieux que nous chantons
C’est celle de nos enfants libres sous leurs crayons
Un trait pour mettre un peu de couleur à nos cœurs
Pour dessiner des jours prochains des jours meilleurs

Et si c’est un crayon oui contre la Mitraille
Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur libre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
Tous les gamins du monde charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage O Liberté
Tous les gamins du monde charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage O Liberté
Ici toi mon ami que c’est pas l’ignorance
Jamais qui sera le drapeau de notre France